Les espérances planétariennes

Des réfugiés basques en plein XXIe siècle

« Un réfugié est une personne qui, étant en dehors de son pays, craint d’être persécutée, en cas de retour, à cause de sa nationalité, de sa religion, de son appartenance à un groupe social ou de ses opinions politiques, sans que les autorités de ce pays ne veuillent ou ne puissent la protéger de ces persécutions ». Voilà la définition d’Amnesty International dans laquelle le Collectif des réfugiés politiques basques (CRPB) se voit entièrement représenté, même si « c’est complètement paradoxal de parler de réfugiés au XXIe siècle en Europe ».

Cela fait des années que le CRPB a été créé pour donner une cohésion aux exilés basques et une certaine cohérence à leur message ; actuellement près de 2000 font toujours partie de ce collectif, mais ils ne sont plus éparpillés sur la surface de la planète, la grande majorité ayant décidé de rentrer au Pays Basque.

Certains sont partis à l’époque de la dictature et de la répression franquiste, d’autres pendant les années de plomb de la « guerre sale » de la Triple A, du BVE (Batallon Vasco-Espagnol) ou des GAL, d’autres plus récemment fuyant des tortures… Lire la suite

juin 25, 2007 Posted by | 1-Anti-racisme et droit des peuples | Laisser un commentaire

L’AMDH dénonce l’arrestation des 10 militants syndicalistes et DDH à BeniMellal ! ! !

Communiqué : L’AMDH (Association Marocaine des Droits Humains) dénonce l’arrestation des militants démocrates de Beni Mellal et exige la libération de tous les détenus politiques.

A l’appel du Comité Local de Solidarité avec les détenus du 1er mai 2007 constitué par l’AMDH, des organisations syndicales, des partis politiques démocratiques et des organisations de la Société civile, un sit-in a été organisé le Mardi 5 juin de 10h à 11h devant la Cour de Justice de Beni Mellal ; le sit-in s’est déroulé de manière pacifique et responsable ; mais quelques heures après, la police a surpris tout le monde en procédant à une campagne d’arrestations parmi les participants dont le nombre a atteint une dizaine qui sont membres ou responsables (pour la plupart) de l’AMDH au niveau local, d’organisations syndicales CDT (Confédération Démocratique du Travail) et UMT (Union Marocaine du Travail) , de partis politiques (PADS et Voie Démocratique), Lire la suite

juin 25, 2007 Posted by | Maroc | Un commentaire

Quatre militaires russes condamnés pour le meurtre de civils tchétchènes

Quatre membres d’une unité spéciale du service de renseignement de l’armée russe (GRU) ont été condamnés le 14 juin pour avoir tué en janvier 2002 six civils tchétchènes sans armes à proximité du village de Daï, en république de Tchétchénie. Ce verdict vient s’ajouter à une liste excessivement brève de condamnations pour les graves violations des droits humains, constituant parfois des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité, perpétrées au cours du deuxième conflit tchétchène. Les autorités de la Fédération de Russie doivent engager avec énergie des enquêtes et poursuites efficaces dans des milliers de dossiers relatifs à des violations qui comportent des exécutions extrajudiciaires, des viols et autres actes de torture, des disparitions forcées, ainsi que des homicides de civils commis de façon aveugle.

Selon le réquisitoire, les six civils circulaient sur une route de Tchétchénie le 11 janvier 2002 dans un véhicule sur lequel des membres de l’unité spéciale du GRU ont ouvert le feu sans sommation. Un des passagers, Said Alaskhanov, directeur d’une école de village, a été tué sur le coup ; deux autres des six occupants de la voiture ont été blessés. Le capitaine Édouard Oulman, qui dirigeait l’unité du GRU, et ses subordonnés Alexandre Kalaganski et Vladimir Voïevodine ont emmené dans une ferme abandonnée, non loin de là, les survivants : Abdoul Wakhab Satabaïev, directeur adjoint de l’école locale, Chakhban Bakhaïev, garde forestier, Khamzat Toubourov, le conducteur du véhicule, Zaïnap Djavatkhanova, mère de sept enfants et enceinte, et Djamlaïl Moussaïev. Ils ont alors dispensé les premiers soins aux blessés, tout en maintenant les cinq civils sous bonne garde. Le commandant Alexeï Perelevski a alors communiqué par radio au capitaine Édouard Oulman, à qui il a intimé l’ordre d’éliminer les captifs. Le capitaine Oulman a transmis à Alexandre Kalaganski et Vladimir Voïevodine la consigne d’abattre ces cinq personnes. L’officier a également ordonné à ses subordonnés de charger les corps dans la voiture et d’y mettre le feu. Lire la suite

juin 25, 2007 Posted by | Russie | Laisser un commentaire

La censure implacable du massacre de la Place TIAN’ANMEN se poursuit

Un journal du sud-ouest de la Chine a congédié trois de ses rédacteurs et quatre employés du service de la publicité à cause d’une annonce qui rendait hommage aux mères des manifestants tués en 1989 lors du massacre de la place Tian’anmen, selon ce que rapportent Reporters sans frontières (RSF) et l’agence de nouvelles Reuters.

Les références à la répression et les discussions publiques sur le sujet sont interdites en Chine. L’armée aurait alors écrasé des centaines, peut-être même des milliers, de manifestants pro-démocratie.

Li Zhaojun, rédacteur en chef adjoint du quotidien « Chengdu Wanbao », et deux autres membres du bureau de la rédaction du tabloïd, ainsi que quatre employés du service de la publicité, ont été congédiés parce qu’ils ont laissé passer une annonce d’une ligne le 4 juin, dix-huitième anniversaire du massacre de la place Tian’anmen, selon ce qu’une source anonyme a déclaré à Reuters. L’annonce, située dans le coin inférieur droit de la page 14 du journal, se lisait comme suit : « Hommage aux mères déterminées des victimes du 4 juin ». Lire la suite

juin 25, 2007 Posted by | Chine | Laisser un commentaire

Poursuite des actes de harcèlement à l’encontre des défenseurs des droits de l’Homme

Genève-Paris, le 15 juin 2007. L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), dénonce une nouvelle fois les actes de harcèlement à l’encontre de plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) tunisiennes et de leurs membres.

Ainsi, le 6 juin 2007, un nombre impressionnant de policiers en civil a empêché une délégation de représentants de la société civile d’accéder à l’immeuble hébergeant le Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT) et le journal en ligne Kalima. Cette délégation, qui était venue exprimer sa solidarité à l’égard du CNLT, était notamment comprise de Me Mokhtar Trifi, président de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH), M. Ali Ben Salem, vice-président de l’Association de lutte contre la torture en Tunisie (ALTT) et président de la section de Bizerte de la LTDH, MM. Abdeljabbar Maddahi et Mohamed Ben Said, membres de la LTDH, Me Mondher Cherni, membre de l’ALTT, MM. Khelil Ezzaouia et Zakia Dhifaoui, dirigeants du Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDTL), M. Lotfi Hajji, président du Syndicat des journalistes tunisiens (SJT) et vice-président de la section de Bizerte de la LTDH, MM. Mahmoud Dhaouadi, Slim Boukhdhir et Sahbi Smara, journalistes, ainsi que des membres dirigeants du CNLT. Lire la suite

juin 25, 2007 Posted by | Tunisie | Laisser un commentaire