Les espérances planétariennes

Le faux clivage gauche-droite

 Sans choix réels, peut-on encore parler de démocratie ?

Le libéralisme de droite a gagné la gauche, le moralisme de gauche a gagné la droite, et l’européisme a été porté aussi bien à gauche qu’à droite. Résultat : impossible désormais de faire la différence entre gauche et droite.

 

Sur le libéralisme :

 

Jospin a plus privatisé en 5 ans que Chirac et Balladur les 4 ans d’avant.

 

Mitterrand a ouvert la France à l’ultra-libéralisme via Jacques Delors et l’Union Européenne*. Les anti-libéraux sont rejetés à l’extrême-gauche du spectre politique.

 

Sur le moralisme :

 

Chirac a plus combattu Le Pen que ne l’avait fait Mitterrand ; Mitterrand avait aidé à faire décoller le FN pour diviser la droite, et l’avait même fait rentrer massivement à l’Assemblée Nationale pour cela. Sarkozy a pris à son compte des idées plus d’extrême-droite que la plupart de celles de Le Pen 2007 (déterminisme génétique, dépistage des délinquants des l’enfance, etc.). Les (anti-anti)racistes sont rejetés à l’extrême-droite du spectre politique.

 

Sur l’européisme :

 

Rappelez-vous de la célèbre couverture de Paris-Match, avec François Hollande et Nicolas Sarkozy posant fièrement pour l’Europe au moment du référendum. François Bayrou n’était pas en reste, mais il n’y avait plus de place sur la photo. Les tenants du ’non’ au référendum sont rejetés aux extrêmes de l’échiquier politique, quand ils ne sont pas oubliés tout simplement.

 

Tout ceux qui ne sont pas libéraux, antiracistes et européistes sont donc qualifiés d’extrémistes.

 

Le clivage gauche-droite n’est donc pas une réalité politique. La seule qui soit est celle qui existe entre ceux qui veulent faire sortir la France de l’UE et la faire redevenir la France, et les autres.

 

*comme le rappelle Charles Pasqua dans le 1er tome de ses mémoires qui viennent de sortir : Ce que je sais. I. Les Atrides, 1974-1988, éditions du Seuil. Extrait : « Jacques Delors et Lord Cockfield choisirent donc de proposer comme objectif la suppression des frontières internes de l’Union à l’horizon 1992. Le « livre blanc sur l’achèvement du marché intérieur », présenté en juin 1985, consacrait son évolution dans un sens très libéral, sans que l’on puisse s’en étonner ; plus de trois cents propositions étaient faites, dans le but de faire « tomber les barrières », programma thatchérien s’il en fut. » p. 152

 

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juin 7, 2007 - Posted by | 4-Leur société, France

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