Les espérances planétariennes

Profits : l’argent coule à flot ! REDISTRIBUONS LES RICHESSES

Il a suffi que Ségolène Royal annonce les 100 propositions de son « pacte présidentiel » pour que patronat, UMP, journalistes s’interrogent, indignés : mais avec quel argent tout ça ? Vous n’y pensez pas, et la dette et les déficits publics ? Face à cette vague d’indignation de toutes ces bonnes âmes, soucieuses de vertu budgétaire, même Sarkozy a dû faire semblant de s’expliquer sur le chiffrage du coût de ses propositions. Cette comédie est ridicule, alors que les grandes entreprises, dont Total, annoncent de nouveaux bénéfices records. On voudrait imposer comme une évidence qu’il n’y a pas d’autre issue que de travailler plus et plus longtemps, le programme de Sarkozy et du Medef. C’est un mensonge.
L’argent est là
Le coût des mesures, bien modestes, annoncées par Ségolène Royal ne dépasserait pas 35 milliards d’euros, alors que les subventions qu’a touchées le patronat se sont montées, pour la seule année 2006, à 64 milliards d’euros. Les profits 2006 des sociétés du CAC 40 devraient dépasser largement le record de l’année 2005, soit plus de 85 milliards d’euros. Il est clair qu’il suffirait de prendre l’argent là où il est pour augmenter le pouvoir d’achat, faire face à la crise du logement, à la dégradation des services publics ou enrayer le chômage. C’est bien cela dont le patronat ne veut pas parce qu’il entend obliger l’Etat à servir ses seuls intérêts et la population à se soumettre. Mais c’est une arnaque que de prétendre qu’il serait de l’intérêt de tous que les patrons fassent des profits et que l’Etat fasse des économies, que ce serait la seule façon de sauver les emplois face la mondialisation. Pour que les grandes entreprises et, avec elles, les petites et moyennes entreprises sous-traitantes puissent embaucher, il faudrait les soulager des « multiples contraintes et charges fiscales et sociales » par lesquelles elles sont « étouffées », selon les mots de la présidente du Medef, Parisot. D’après elle, « pour une entreprise, il n’y a pas de choix, il faut faire du profit » ! C’est cette logique que Parisot et le Medef voudraient imposer. Les travailleurs lui opposent la logique des intérêts collectifs, de la solidarité, du modèle autogestionnaire en somme.
Qui décide ? Et au nom de qui ?
Il faut rompre avec cette fuite en avant de la course au profit. Plus les profits augmentent, plus la régression sociale s’accentue. La politique du Medef, défendue par Sarkozy et à laquelle se plie Ségolène Royal, conduit à une catastrophe. Il n’est pas normal que la minorité qui détient les capitaux, et a ainsi la mainmise sur l’économie, puisse décider du sort de toute la population en fonction de ses seuls intérêts. Il n’est pas normal que l’Etat s’endette pour subventionner les profits et les dividendes. Cela est doublement scandaleux, car l’Etat emprunte auprès des possédants, eux-mêmes, l’argent qu’il leur reverse, sous forme de subventions, d’aides de toutes sortes et… d’intérêts ! Il faut en finir avec cette politique en prenant sur les profits et, pour cela, il appartient aux travailleurs, à la population de pouvoir contrôler et décider de la marche des entreprises comme de l’Etat. Ne serait-ce pas, cela, une véritable démocratie ? Nous autres anarchistes, nous voulons, pendant la campagne présidentielle, dénoncer cette dictature des gros actionnaires, pour défendre les exigences du monde du travail, des chômeurs, des précaires, des plus démunis. Dans leur système, tout marche à l’envers, il serait temps de remettre les choses à l’endroit en donnant les moyens aux travailleurs, à la majorité de la population le droit et les moyens de contrôler et de décider.

SKAZAT

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février 26, 2007 Posted by | Non classé | Laisser un commentaire

Libérez les militants d’Action Directe

Depuis le 26 février 1987, Nathalie Ménigon, Jean-Marc Rouillan et Georges Cipriani sont en prison. Samedi 26 février dernier, ont eu lieu des rassemblements devant les prisons de Bapaume (62), Ensisheim (68), Lannemezan (65), où ils sont incarcérés. Ils ont été condamnés, par une cour spéciale, à la réclusion criminelle à perpétuité, avec 18 ans de peine incompressible. Dix-huit ans après, les militants d’Action directe doivent sortir !
Si le statut de prisonnier politique leur a été refusé au procès, c’est bien comme tels qu’ils subissent l’acharnement de l’administration pénitentiaire et du ministère de la Justice : longues périodes d’isolement, pas ou peu de soins, droits de visites restreints… L’État se venge de leur action passée. Après des mobilisations de soutien, l’État a libéré Joëlle Aubron en juin 2004, car il la savait irrémédiablement malade. Restent ses quatre camarades. Nathalie a été victime de plusieurs accidents vasculaires cérébraux, la détention a engendré des troubles psychologiques graves chez Georges, Jean-Marc est atteint d’un cancer.
Arrêté en 1984, Régis Schleicher est, lui, depuis plus de vingt ans derrière les barreaux. À l’heure où ils ont accompli leur période de sûreté, la plupart d’entre eux devraient bénéficier de la loi Kouchner censée bénéficier aux détenus gravement malades, plus rien ne les retient en prison, hormis l’acharnement de la justice et du gouvernement. Leur maintien en détention est politique et notre mobilisation doit s’amplifier pour les faire sortir au plus vite !

SKAZAT

février 26, 2007 Posted by | Non classé | Laisser un commentaire

Mais que font les organisations anarchistes et le mouvement libertaire ?

Si Sarkozy a bien compris le danger que représentent les anarchistes pour le pouvoir, il semble bien que les organisations qui relèvent de ce courant n’ont pas encore pris la mesure des enjeux de la situation actuelle. En effet que constate-t-on ? Ces organisations continuent a fonctionner comme si la situation sociale n’avait pas changée : elles font des communiqués, séparément, avec une petite phrase en plus, avec un petit truc qui va les distinguer des autres, elles sortent des tracts et c’est à peu près tout.
Alors que les organisations réformistes du Parti radical de gauche à la LCR ont compris qu’il fallait s’unir pour tenter de donner une réponse politique à la crise sociale, les anars et libertaires continuent leur train-train habituel. Or le mouvement social a besoin de réponse politiques, d’une alternative : ce ne sont pas les réformistes qui peuvent leur donner car à part « voter pour nous, on rasera gratis » ils n’ont rien à dire.
Mais les anarchistes et libertaires que disent-ils ? Rien qui corresponde à la situation réelle. Ils se contentent de ressortir la sempiternelle « grève générale » et c’est tout. En fait il n’y a pas besoin de se creuser beaucoup car le mot d’ordre de « la grève générale » sert à toutes les occasions à tel point qu’il n’est plus l’apanage des anarchistes mais également de FO qui en fait un mot d’ordre incantatoire.
Or à quoi sert de crier « grève générale » quand l’écrasante majorité des salariés est encore incapable de faire une journée de grève? Car il ne faut pas se leurrer sur l’état de conscientisation de la masse, si elle ne suit pas massivment les mots d’ordre de grève interprofessionnelle ce n’est pas parce que les syndicats ne proposent pas le grève générale mais uniquement pour ne pas perdre une journée de salaire.
Nous anarchistes ne nous faisons pas d’illusion sur l’état de conscience de la masse des salariés : leur cerveau est lobotmisé par la télé, ils vivent dans un état de passivité crasse qui fait qu’ils n’ont même pas idée qu’ils pourraient être les acteurs de leur vie. Au mieux la masse délègue la lutte à ceux qui font grève et manifestent et soutient le mouvement à travers les sondages : c’est la lutte par procuration mais concrêtement ils ne font rien. La grève générale est aujourd’hui inadaptée à la situation actuelle. Ce qui ne veut pas dire bien qu’elle le sera dans 8 jours ou dans un mois, nous n’en savons rien mais les anarchistes doivent être pragmatiques pour comprendre le monde réel et ne pas lancer des formules incantatoires ou magiques, comme si le fait de les dire allait modifier le réel.
Le mouvement étudiant comprend bien d’ailleurs la situation du monde réel et ne se leurre pas sur les capacités des salariés à lancer une grève générale. La discussion chez les étudiants et lycéens est à l’heure actuelle : comment bloquer la machine économique en trouvant d’autres formes d’actions. Car compter sur un mouvement spontané de grève générale comme le font la plupart des anarchistes est un leurre qui risque de tuer le mouvement.
Les réformistes s’organisent pour conduire le mouvement anti CPE dans une impasse, les anars et libertaires organisés ne proposent rien de concrêt, sinon les habituelles incantations. Alors que du mouvement étudiant commence à émerger une réponse et une direction politique ( voir les appels émanant de Rennes, l’appel de Raspail ) qui pourrait tout à fait constituer une amorce d’alternative anarchiste, les organsations anarchistes restent chacune dans leur coin et ressassent leur vielles idées sans prises sur le réel ( ce qui ne veut pas dire que les militants anarchistes ne s’investissent pas dans le mouvement qu’ils soient organisés ou non ).
Plusieurs questions se posent donc avec urgence :
· A quand des réunions unitaires des anarchistes et libertaires pour proposer des réponses politiques face aux réformistes ?
· Quand les médias dont diposent ces organisations vont-elles se mettre au service du mouvement social et donner des contre-informations aux médias dominants : Pourquoi Radio libertaire ne devient-elle pas une libre antenne et de débat du mouvement social, y consacrant l’essentiel de ces programmes ? Quand les sites internet régionaux des différentes organisations vont-ils donner des informations plus rapidement qu’une fois par mois ou par an ?
· Quand des rencontres vont-elles avoir lieu avec les étudiants les plus radicalisés pour définir des perspectives d’action ?
Une chose que les organisations n’ont pas encore compris, c’est que lorsque qu’une crise sociale se présente, le temps n’est plus le même et que si l’on est pas capable de réagir avec cette accélération du temps, on se condamne à l’impuissance. Bien sur on pourra toujours dire, c’est la faute des réformistes. C’est la solution de facilité que l’on emploit souvent.
Espérons un réveil salutaire.

SKAZAT

février 19, 2007 Posted by | Non classé | Laisser un commentaire

PAPON EST MORT, VIVE LA LIBERTÉ !

C’est l’histoire d’un simple fonctionnaire de la République devenu tranquillement assassin de ses semblables, mais souhaitant être considéré innocent de ses crimes, qui est mort hier âgé de 96 ans. Retour sur un déchet de l’humanité. Que sa mort reste anecdotique pour tous !
En 1935, un certain Maurice Papon, qui a brillamment terminé ses études, est affecté au ministère de l’Intérieur. Après la défaite de la France, en juin 1940, et l’occupation des trois cinquièmes du territoire, le jeune ambitieux va de promotion en promotion et se retrouve au poste de secrétaire général de la préfecture de Gironde, en 1942. C’est là un parcours banal. À cette époque, il y a en France quatre cents Papon potentiels. Tous préfets, sous-préfets ou secrétaires généraux de préfecture. Tous capables de fidélité à l’ordre nouveau – c’est-à-dire à l’ordre nazi. Papon se différenciera pourtant de ses collègues par sa longue carrière politique qui finira par attirer l’attention sur ses activités passées, pieusement masquées par ses parrains gaullistes. De quoi est donc coupable ce fonctionnaire irréprochable, désormais élu de la République ? Il a simplement livré aux bourreaux nazis 1 680 juifs bordelais. Peu de chose, en somme, comme s’il ne s’était rien passé d’irrémédiable. En ces temps troublés, quelle importance pouvait bien représenter ces parias marqués de l’étoile jaune par ses soins, dans le département de la Gironde ?
La Libération venue, il paraît que l’on a beaucoup épuré. Ont été surtout fusillés des petits salauds de miliciens. Très peu de policiers ou de gendarmes ont été jugés ou même simplement révoqués – et moins encore de hauts fonctionnaires. Ces gens-là peuvent toujours être utilement recyclés… C’est ainsi que Maurice Papon peut poursuivre avec succès une brillante carrière préfectorale ; particulièrement à Constantine où il opprime déjà les Algériens. En 1958, il devient préfet de police de Paris. C’est donc tout naturellement qu’on le retrouve dans le rôle de chef des policiers assassins de plusieurs centaines d’Algériens, le 17 octobre 1961. Avant de diriger ces mêmes gardiens de l’ordre public qui vont massacrer huit militants communistes, le 8 février 1962, à la station du métro Charonne. L’homme a pourtant des ambitions politiques. Élu député du Cher, en juin 1968, Maurice Papon, déjà maire de Saint-Amand-Montrond, devient trésorier national et membre de l’exécutif du parti gaulliste, de 1969 à 1972. Rapporteur de la commission des finances de l’Assemblée nationale, l se retrouve ministre du Budget
en avril 1978 dans un gouvernement Barre, Giscard d’Estaing étant président de la République. Maurice Papon a peut-être encore l’avenir devant lui mais, en 1981, les archives commencent à parler. Et Le Canard enchaîné titre, en première page : « Papon… aide de camp ! ». En 1983, Maurice Papon est inculpé. La procédure va durer quinze ans, mais l’ancien homme de confiance des gaullistes est condamné, en 1998, à dix ans de prison ferme pour complicité de crime contre l’humanité. Peine qu’il n’effectuera que très partiellement car il sera libéré trois ans plus tard eu égard à sa mauvaise santé.
Depuis, ses avocats n’ont eu de cesse de victimiser l’immonde personnage ; jusqu’à demander la tenue d’un nouveau procès. Pour appuyer cette démarche, Maurice Papon accorde une longue interview à l’hebdomadaire Le Point, daté du 19 février 2004. L’ancien flicard y affirme qu’il n’a rien fait de « regrettable ». Ce qui signifie en clair que l’assassinat, par destination, des juifs bordelais n’était en rien regrettable.
Ce déchet de l’humanité a eu le front de déclarer aux journalistes du Point qu’il n’avait pas de remords, pas de regrets : « Pour qu’il se produise, le remords doit trouver une souche. Je ne me suis jamais trouvé dans la position d’engendrer un événement qui porte au remords, je ne vois pas pourquoi j’en exprimerais ? Pour exprimer des remords, il faut avoir la conscience coupable ! »
Ceux qui ont fait massacrer des millions d’hommes, au cours des grandes boucheries mondiales, n’ont jamais dit autre chose. Simplement, ce bon Français est devenu très visible, et le nom de Papon synonyme de flic assassin ! Papon n’a pas seulement été un « aide de camp » efficace. Il a fait partie de ces auxiliaires indispensables aux nazis pour la réalisation de l’abominable génocide que la mémoire des hommes libres ne pourra jamais passer par pertes et profits.
Aussi, la mort de Maurice Papon ne tourne pas la page de ses crimes après l’annonce du décès du haut fonctionnaire condamné pour complicité de crime contre l’humanité. Il aura fallu près de 60 ans pour qu’il réponde de l’envoi de milliers de juifs dans les camps de la mort. Si tardivement condamné pour ces crimes contre l’humanité, il aura bénéficié jusqu’à sa mort d’un traitement de faveur . Il disparaît alors que la République n’a jamais eu le courage de reconnaître sa responsabilité comme préfet de police dans le massacre des Algériens à Paris le 17 octobre 1961, ni dans la mort de neuf manifestants le 8 février 1962 au métro Charonne. Aujourd’hui, c’est à ces victimes que je pense. Justice doit encore leur être rendue

SKAZAT

février 18, 2007 Posted by | Non classé | Laisser un commentaire

16 février 1997, la librairie anarchiste la Plume Noire incendiée par les fascistes

Le dimanche 16 février 1997 vers 4 heures du matin, la librairie anarchiste la Plume Noire, 19, rue Pierre-Blanc, sur les pentes, dans le 1er arrondissement de Lyon, a été ravagée par un incendie criminel. La totalité des livres et du mobilier de la librairie est partie en fumée et le reste des locaux a été gravement endommagé.

Mais le bilan aurait pu être bien plus lourd puisque de l’essence avait été déversée dans l’allée de l’immeuble, seule issue de secours pour ses habitants, si le feu avait eu le temps de se propager.Cet acte terroriste prend place dans un contexte à la fois local et national : la veille, la devanture de la librairie avait été dégradée par plusieurs dizaines d’autocollants du Front national jeunesse, alors que l’union locale de Lyon de la Fédération anarchiste se préparait pour un rassemblement de soutien au Monde libertaire, attaqué en justice par Le Pen, le chef du F Haine, pour un dessin humoristique. Le lendemain, c’est la librairie qui flambe ! Chacun fera ses hypothèses…De plus, à l’heure où le Front national censure la bibliothèque d’Orange, muselle le festival de Chateauvallon (Toulon), une librairie qui flambe, c’est tout un symbole qui rappelle de sombres souvenirs : la montée du nazisme en Allemagne, les autodafés, etc. Alors que se multiplient les actes et propos racistes, les discours négationnistes, les atteintes à la liberté d’opinion et d’expression, les attaques physiques contre la liberté fondamentale des femmes à disposer de leur corps, cet attentat contre les locaux de la Fédération anarchiste et sa librairie est un pas de plus pour tenter de faire taire l’ensemble des antifascistes et des antiracistes.La mobilisation s’est immédiatement organisée contre cet acte criminel. Le jour même, plusieurs dizaines de personnes, libertaires et gens du quartier, se sont rassemblés spontanément devant le local. Le lendemain, ce n’est pas moins de 300 personnes qui étaient présentes devant le veilleur de pierre (Bellecour) pour manifester leur soutien. Le jeudi, plus de 200 personnes sont venues voir (et sentir !) l’ampleur des dégâts lors du meeting organisé afin d’informer sur ce qui s’était passé et de donner des perspectives politiques de lutte contre l’extrême droite. Ce qui reste du local s’est révélé bien exigu pour recevoir tous ces voisins et sympathisants! Enfin, c’est avec le soutien de nombreuses organisations qu’a été appelé une manifestation le samedi 22 février 1997.Plus de 3000 personnes ont défilé dans les rues de Lyon, le cortège étant constitué pour une bonne moitié des organisations libertaires (FA, CNT…). Utgé-Royo Un arrêt a été marqué devant le musée national de la résistance et de la déportation, pour rappeler le combat de toujours des anarchistes contre le fascisme. C’est un silence chargé d’émotion qui a accueilli la chanson  » Amis, dessous la cendre  » de Serge Utgé-Royo et les poings se sont levés aux premières notes de  » A las barricadas « . Le soutien, tant humain que financier, a donc été à la hauteur des enjeux politiques qui étaient derrière cette manifestation. Il a été possible de montrer aux fascistes qu’on ne peut accepter de telles pratiques criminelles, tout en refusant aussi de rentrer dans leur stratégie de surenchère de violence. C’est donc une véritable réponse politique qui a été opposée à la barbarie fasciste. Un concert de soutien a rassemblé plus de mille personnes le 12 juin 1997, à la Bourse du Travail, avec de nombreux artistes qui se sont donnés la peine de venir comme Serge Utgé-Royo, Paco Ibanez, Anna Prucnal, Lény Escudero… De plus, de nombreux chèques de soutien, qui ont été transmis par diverses organisations politiques, sympathisants, individus et la solidarité matérielle et technique, qui a été proposée de toutes parts, ont permis de réouvrir la librairie « La Plume Noire » assez rapidement.

SKAZAT

        février 17, 2007 Posted by | Non classé | 2 commentaires

        1O bonnes raisons de faire une révolution sociale.


        1 La hausse des prix de 40% – La misère en travaillant
        A l’occasion du passage à l’Euro, les prix des produits de base ont augmenté de 40%, au bénéfice des entreprises de la grande distribution. Mais officiellement, l’inflation pendant cette période n’a été que de 2%.
        Alors que les prix augmentent, les salaires réels (après impôts, taxes et cotisations diverses, loyer, eau et électricité) n’ont pas augmenté depuis 20 ans, et les salariés ne bénéficient jamais des fruits de la croissance, malgré les fantastiques bénéfices réalisées par les entreprises.
        Aujourd’hui, le salaire d’une majorité de salariés est à peine suffisant pour assurer la survie quotidienne. Autrefois, les seuls pauvres étaient des chômeurs. Avec le « nouvel ordre économique », il est devenu normal d’être pauvre en travaillant.
        Dans le même temps, les multinationales affichent des profits records qui bénéficient pour l’essentiel aux actionaires, rarement à l’investissement, et jamais aux salariés.

        2 Deux poids et deux mesures pour les salariés et les dirigeants d’entreprises
        L’écart entre les salaires est devenu astronomique. Par ailleurs, lorsqu’un salarié commet la moindre faute, il est licencié sans pitié. Le plus souvent, il est même licencié sans avoir commis de faute.
        Dans le même temps, les dirigeants qui ont ruiné leur entreprise conservent leur poste en bénéficiant même d’une augmentation de salaire (comme Serge Tchuruk à Alcatel), ou bien ils reçoivent des millions d’euros d’indemnités de départ (comme Michel Bon à France Telecom, ou Jean-Marie Messier à Vivendi Universal, parti avec 20 millions d’euros, soit 27.600 fois les indemnités de chômage du salarié de base).
        En 2002, le salaire moyen des PDG des grandes entreprises françaises était de 2.070.000 euros par an. Pour gagner la même somme, un salarié de base devrait travailler pendant 172 ans. (*)
        (*) entreprises du CAC 40, l’indice boursier des 40 plus grandes entreprises françaises
        Pour la liste complète des salaires des patrons du CAC 40, voir l’article sur le « capitalisme vampire »

        3 Deux poids et deux mesures pour la justice
        Selon la constitution et la déclaration des droits de l’homme de 1789, la justice est la même pour tous. La réalité est devenue bien différente.
        Alors qu’on accorde toujours plus de liberté aux entreprises, le citoyen ordinaire est soumis à une répression policière de plus en plus oppressante, et à des réglementations de plus en plus contraignantes. A la moindre faute de sa part, les sanctions sont impitoyables.
        Récemment, un automobiliste a été condamné à 2 ans de prison ferme pour un excès de vitesse qui n’a pas causé d’accident. Une mère de famille peut être condamnée à 4 mois de prison ferme si ses enfants ne sont pas allés à l’école. Et José Bové a été condamné à 18 mois de prison ferme pour avoir arraché des plants de maïs transgéniques dans un champs.
        Dans le même temps, et dans des affaires qui ont causé des préjudices beaucoup plus graves, les élites politiques et économiques bénéficient d’une impunité systématique. Ainsi, Jean-Claude Trichet (ancien président de la Banque de France et membre du Groupe de Bilderberg) a été « totalement blanchi » à propos des malversations financières du Crédit Lyonnais. De même, Roland Dumas a échappé à une condamnation dans l’affaire d’Elf-Aquitaine, des frégates de Taiwan et de leurs commissions occultes. Et dans l’affaire du « sang contaminé », le ministre de la santé Edmond Hervé a été condamné à quelques mois de prison ferme, mais a été « dispensé de peine » par le tribunal. Etc, etc…

        4 Le décalage entre les impôts élevés et l’inefficience croissante des services de l’état
        Malgré la médiocrité des services publics, les impôts demeurent à des niveaux très élevés. En additionnant l’impôt sur le revenu, les impôts locaux, l’impôt foncier, la TVA et les taxes sur l’essence, les prélèvements de l’état représentent plus de la moitié du revenu d’un salarié moyen.
        Dans le même temps, la qualité de l’éducation se dégrade faute de professeurs en nombre suffisant, faute de locaux adaptés, et faute d’un matériel pédagogique moderne (ordinateurs, magnétoscopes, etc.).
        Pire encore est le délabrement des services de santé. Dans les hôpitaux, il devient habituel que des blessés attendent pendant 24 heures sur un brancard dans les couloirs, faute de chambres et de personnel médical. Les opérations sont réalisées « à la chaîne » et les erreurs médicales se multiplient. A cause du manque d’hygiène dans les hôpitaux, les malades ont 1 chance sur 4 d’être contaminés par des maladies nosocomiales mortelles ou fortement invalidantes, causées par des bactéries devenues résistantes aux antibiotiques et qui abondent en milieu hospitalier (à cause de l’emploi abusif des antibiotiques par les médecins).


        5 Le sabotage organisé des services publics pour justifier leur privatisation
        Les gouvernements organisent le sabotage des services publics dont l’inefficience est ensuite utilisée comme prétexte pour justifier leur privatisation.
        Voici ce que l’on peut lire à propos de l’éducation publique dans un document de l’OCDE, l’organisation des Maîtres du Monde qui est également à l’origine de l’AMI:
        « Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles et aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement.
        Cela se fait au coup par coup, dans une école et non dans un établissement voisin, de telle sorte qu’on évite un mécontentement général de la population. » (extrait du « Cahier de politique économique » n°13 de l’OCDE)6 La corruption à tous les niveaux de l’Etat
        Le décalage entre les impôts élevés et la médiocrité des services de l’état est causé principalement par la corruption, présente à tous les niveaux de l’administration: commune, département, région, état.
        Une autre cause de ce décalage est le train de vie somptuaire des ministres et des hauts fonctionnaires: luxueux appartements et voitures de fonction, déplacements en avion et en hélicoptère, voyages à l’étranger, nombreuses escortes de motards, gardes républicains mobilisés pour un protocole pompeux, repas avec les mets les plus raffinés, cocktails et réceptions dont le coût atteint couramment 100.000 euros pour une soirée… Tout ceci est une autre façon de détourner l’argent du contribuable.7 Les subventions abusives distribuées par l’Etat aux entreprises
        Si l’état manque d’argent pour l’éducation, la santé ou les retraites, c’est aussi à cause des subventions abusives versées à des grandes entreprises, sous prétexte qu’elles vont créer des emplois, et quelquefois sans prétexte du tout. Puis une fois les subventions empochées, l’entreprise délocalise ses usines dans un pays où la main d’oeuvre est encore moins chère, ou la fiscalité plus avantageuse.8 La tromperie des « 35 heures »
        En 1998, le gouvernement de Lionel Jospin présentait sa grande mesure sociale: le passage aux 35 heures de travail hebdomadaire (au lieu de 39 auparavant), en échange d’une baisse des salaires, de l’instauration de la « flexibilité » (une mesure que les entreprises réclamaient depuis 20 ans), et d’une baisse des cotisations sociales des entreprises. Le résultat est aujourd’hui un déficit de 12 milliards d’euros de la Sécurité Sociale. Un déficit qui devra être payé par les salariés (si les cotisations augmentent), ou bien par les contribuables (si l’état prend en charge le déficit), ou encore par la population dans son ensemble (si les remboursement de soins diminuent).
        Autrement dit, le gouvernement Jospin a fait un « cadeau » aux salariés, tout en leur demandant de payer pour ce cadeau. En fait, les salariés ont même payé un prix supérieur à la valeur du cadeau.
        Pour éviter que les salariés s’aperçoivent de la supercherie, le MEDEF (le syndicat des entreprises) a pris soin de protester vigoureusement contre les 35 heures.

        9 Les accords multilatéraux négociés dans le dos des citoyens et qui vident la démocratie de son contenu
        Depuis 10 ans, le pouvoir réel a été transféré progressivement et discrètement vers des organisations non-élues (OMC, OCDE, Commission Européenne) qui sont entièrement au service d’intérêts particuliers (intérêts des entreprises multinationales) au lieu de l’intérêt général. Les accords multilatéraux (AMI, AGCS) élaborés dans le secret et l’opacité par ces mêmes organisations ont vidé la démocratie de son contenu. Ces accords réduisent en effet considérablement le pouvoir et le droit des états à jouer leur rôle de régulation dans le domaine économique, social, et environnemental.

        10 Le saccage de l’environnement par les entreprises, en toute impunité
        Par la pollution, le CO2, la déforestation, la destruction des paysages sauvages et de la biodiversité, les « prédateurs » saccagent la nature en toute impunité. L’homme et l’environnement sont sacrifiés aux intérêts économiques des multinationales, et un avenir bien sombre se dessine pour les générations futures. Le point de non-retour écologique est sur le point d’être franchi. Pour les citoyens de cette planète, c’est maintenant qu’il faut agir.

        SKAZAT

        février 17, 2007 Posted by | Non classé | Un commentaire

        TRAVAILLER PLUS POUR TRAVAILLER PLUS

        A quelques petites choses malheur est bon. L’Insee l’expliquait en juin 2006 : la croissance ne redémarre que grâce à l’endettement des ménages. Au cas où on n’aurait pas compris, un ministre candidat enfonce le clou le 5 février 2007 sur TF1 : la France est trop endettée et les Français pas assez. Trimer plus pour s’endetter plus et vice-versa. Voilà le programme : brûler nos vies sur l’autel de leur économie. Ils viennent même d’inventer le crédit sur cinquante ans, pour que l’esclave des banques soit paralysé ad vitam eternam par la crainte de perdre ce qui ne sera jamais à lui. Et la vie dans tout ça ? Sans nourrir de nostalgie pour le vacarme des usines, nos quartiers populaires portent encore en eux une espèce de plus-value sociale qu’a produite malgré elle la concentration industrielle des deux siècles passés. Les travailleurs y expérimentaient liens, cultures et combats communs. Autant d’entraves à l’essor du capital que celui-ci n’a eu de cesse de briser. Selon l’époque, ce fut à coups de travaux épuisants, d’assommoirs, de guerres et de massacres. Aujourd’hui, atomisés, précarisés, les pauvres sont seuls devant ce qu’ils ont produit. Le turbin est ramené à une figure abstraite, un moralisme frelaté, une mise au pas, un décervelage sans but et sans futur. Cette réintroduction au marteau-pilon de la « valeur-travail » au sein d’une société qui produit surtout du chômage de masse est aujourd’hui le programme commun de toute la classe politique en campagne électorale. « Les enfants des familles pauvres traînent dans la rue et s’organisent en bandes, seule entité où existe un peu de fraternité, à moins qu’ils ne soient vissés devant la télévision, unique source de rêve, ou devant des jeux vidéo très violents. L’acculturation des enfants les plus démunis par l’accroissement des loisirs, ça existe ! » Pour remédier à ce « temps libre » chargé de menaces, le ministre Allègre proposait en 2001 que la gauche, qui a toujours été « le parti des travailleurs », soit aujourd’hui « le parti de la réhabilitation du travail »… Mais pourquoi travailler ? Pour quoi faire ? Pour consommer quoi ? Pour vivre comment ? Pour empoisonner quelle planète de rechange ? Ils n’ont qu’une réponse à tout ça : organiser encore et toujours la rareté dans un monde d’abondance et travailler pour travailler, un point c’est tout. Mais de plus en plus de réfractaires savent qu’il n’y a pas de vie sur leurs vieilles lunes. À nous d’explorer d’autres archipels.

        SKAZAT

        février 17, 2007 Posted by | Non classé | Laisser un commentaire

        Appel à la désobéissance civile…

        février 17, 2007 Posted by | Non classé | Un commentaire

        FICHIER ADN : « DES FAUCHEURS VOLONTAIRES » JUGÉS COMME DES CRIMINELS.

        Les 26 et 27 février 2007 se déroulera, au tribunal correctionnel d’Orléans, le jugement des « 32 de Villereau » suite au fauchage d’un champ de maïs OGM à Villereau (Loiret) en 2004 et 2005. 9 d’entre eux comparaîtront également pour leur « refus de se soumettre au prélèvement destiné à l’authentification de leur empreinte génétique ». Inquiète de la dérive sécuritaire que constitue cette disposition de la loi sur la Sécurité Intérieure de mars 2003 dite « loi Sarkozy », la CNT, associée à la rédaction des espérances planétariennes, appellent à une mobilisation générale. Ces 9 réfractaires au fichage ADN encourent une peine d’un an de prison et 15000€ d’amende. Refuser de donner son ADN est un « délit continu ». Le procureur peut engager des poursuites tant que ceux-ci refuseront de se soumettre au fichage. D’abord limité aux auteurs de crimes sexuels et de violences, le fichage ADN est étendu aux suspects de tous poils : syndicalistes, faucheurs volontaires, déboulonneurs de publicité… Les contestataires à surveiller côtoient dorénavant les criminels et les violeurs dans des fichiers conservés de 25 à 40 ans. La loi Sarkozy a été renforcée par la loi Perben 2 de 2004. Aujourd’hui sont susceptibles d’être fichées ADN toutes les personnes impliquées dans une enquête, les témoins par exemple. Ce fichage trouve sa « justification » (comme la vidéosurveillance) dans la lutte contre l’insécurité et la violence. S’il permet la résolution de quelques crimes, le fichage génère des dommages co-latéraux. En effet, il constitue un moyen de coercition comme l’illustre ce procès. C’est une atteinte à l’expression de toutes formes de contestations sociales. Pour nous, le fichage ADN est un dispositif supplémentaire dans l’arsenal législatif pour contrôler, discriminer, les bons citoyens des mauvais, les serviles des rebelles. C’est la raison pour laquelle la CNT et notre rédaction appellent à une forte mobilisation durant le procès à Orléans.

        SKAZAT

        Lettre de Michel Bobon sur le flicage ADN ici

        février 17, 2007 Posted by | Non classé | Laisser un commentaire